Antonio Fiori : Pour éviter le choc des cultures, quel universel ?

Innover pour faire baisser les prix de l’énergie verte en-dessous des énergies fossiles constituerait un véritable début dans la lutte contre le réchauffement climatique. La combinaison de la crise, sur fond de financiarisation très poussée associée à une concurrence mondiale exacerbée, contribue à générer un usage souvent abusif des processus, de type néo-tayloriens, ainsi que de la profusion d’outils de « reporting » et de contrôle, qui semblent avoir atteint parfois leur limites. Éliminer ces causes ou en atténuer l’effet, voilà la tâche par excellence d’un organisme international qui vise à l’abolition de la guerre. La plus grave d’entre elles est le surpeuplement. Il s’agit très probablement d’un rattrapage après la neige de décembre. Si vous voulez en finir avec la religion, avec son hypocrisie blafarde et sa cruauté lâche, ce n’est pas le dogme qu’il faut discuter, ce n’est même pas le prêtre qu’il faut frapper, c’est l’église qu’il faut détruire. Leur apathie provoque l’outrage, le nécessite. De chacune de ces parties le détail irait à l’infini. Sur le terrain, je constate cependant que les dirigeants des TPE-PME restent toutefois soucieux des personnes avec qui ils travaillent. Il n’y a rien d’arbitraire dans la nature ; on y sent je ne sais quelle profonde et puissante logique qui se fait toujours obéir. Tous les chefs d’Etat qui y parlent, dans une conversation très normée avec le maître des lieux, en profitent pour vendre leur pays. Maintenant, rappelons-nous : 1998, un an avant la naissance de la monnaie unique, les excédents courants des futurs membres de la zone euro atteignent 29 milliards soit 0,5% du PIB. Les Chinois sont devenus stationnaires ; ils sont depuis des milliers d’années tels que nous les voyons, et s’ils sont destinés à quelque amélioration, elle ne leur viendra que du dehors. Mais quand on parle de l’adaptation d’un organisme aux conditions dans lesquelles il doit vivre, où est la forme préexistante qui attend sa matière ? La vente de médicaments à l’unité« pour lutter contre le gaspillage et l’automédication »est l’une des mesures phares du nouveau Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Annoncée jeudi 26 septembre par la Ministre de la santé, cette mesure-test reçoit un accueil mitigé de la part des professionnels du secteur. A l’heure actuelle, il n’y a pas d’études scientifiques démontrant le lien de causalité entre conditionnement des médicaments et surconsommation pharmaceutique. Les chiffres sur l’obésité, endémique aux États-Unis, correspondent aux endroits où les gens utilisent le plus la voiture. Si nous esquissons une solution, c’est simplement pour marquer que le problème ne nous paraît pas insoluble : de plus compétents que nous en trouveront une meilleure. C’est pourquoi ce département des affaires humaines appartient en propre à l’individualité. Mais nous espérons précisément montrer que les accidents individuels sont greffés sur cette perception impersonnelle, que cette perception est à la base même de notre connaissance des choses, et que c’est pour l’avoir méconnue, pour ne pas l’avoir distinguée de ce que la mémoire y ajoute ou en retranche, qu’on a fait de la perception tout entière une espèce de vision intérieure et subjective, qui ne différerait du souvenir que par sa plus grande intensité. Voici, je crois, la meilleure définition qu’on en puisse donner : c’est une sale bête. Nulle part il n’est plus dangereux de s’en remettre à l’instinct. Mais n’en étant pas, vous n’aviez aucune envie de rire. Spinoza malade riait, dit-on, en voyant son araignée favorite dévorer les mouches qu’il lui jetait ; peut-être alors, par un retour sur lui-même, songeait-il à ce mal intérieur qui le dévorait : peut-être souriait-il de se sentir, lui aussi, enveloppé dans quelque toile d’araignée invisible qui paralysait sa volonté, rongé silencieusement par la multitude des monstres infiniment petits. Derrière son « Mahomet » et l’inquisiteur, il y a foule. Elle aurait pu être encore très jolie, si elle l’avait voulu. On vit un représentant fouriériste demander sérieusement de la terre et de l’argent (il n’aurait pas tardé sans doute à demander aussi des hommes) pour manipuler sa société-modèle. ll faut dire que le menu de rentrée ne présente pas de quoi réveiller les passions. Quel en est donc le remède ? Laissez faire Vénus, elle vous amènera Mars. Vous n’éviterez pas la réglementation (vilain mot, mais qui dit bien ce qu’il veut dire, en ce qu’il met impérativement des rallonges à règle et à règlement). Il n’y a pas de mot plus profondément vrai que celui de Rousseau : « Il faut beaucoup de philosophie pour observer ce qu’on voit tous les jours. La foi, la croyance et même la superstition disparaîtraient si elles ne pouvaient trouver sous ]es voûtes des églises l’atmosphère empoisonnée nécessaire à leur éclosion. Et comment stimuler leur croissance, sachant que la France ne compte que 4500 Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) contre 12 700 en Allemagne et 10 000 au Royaume-Uni? Toutefois, vous voyez que tout ébranlement d’un de nos nerfs, soit qu’il soit l’effet du mouvement vital, soit qu’il soit produit par une cause étrangère, est l’occasion d’une sensation, et met en jeu notre sensibilité. Comme le paradis terrestre, ce paradis ne dura pas. Situation qui ira en s’aggravant davantage année après année, car les progrès conduiront la société et les entreprises à créer et à produire encore et toujours plus avec toujours moins de capitaux et toujours moins de salariés. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Si tes projets portent à un an, plante du riz ; à vingt ans, plante un arbre ; à plus d’un siècle, développe les hommes ». Est apparu alors un facteur-clé dont la conscience est encore faible mais qui est incontournable pour une sortie de crise : si la productivité du travail reste une source de développement économique, la productivité des ressources matérielles, appelée intensité énergétique et matérielle, devient bien plus importante encore car les progrès de la productivité du travail ont été, pendant ces 20 dernières années, compensés par l’accroissement des prix des ressources matérielles.