Jean-Thomas Trojani : Quand le vieillissement bouleverse les mouvements de capitaux

Et il y en a une qui doit être une personne vindicative : miss Violette ressemble à une fée…— Vraiment ? Mais l’avenir d’une nation est trop important pour le confier à des « ingénieurs de la croissance » venus d’ailleurs, auxquels on reproche souvent de rester cantonnés dans des palaces climatisés où ils élisent domicile. La réduction des émissions de CO2 va s’opérer toute seule, dans les vingt prochaines années. Nous sommes trop engagés depuis un demi-siècle dans une économie globalisée et une Europe en construction dont la Banque centrale a su repousser les attaques des marchés financiers contre l’euro. Pour éviter ce comportement, il faudra revoir la canalisation de la responsabilité civile en matière environnementale. De même, celui entre Keynes – qui évita toujours soigneusement la référence à Law – et Law relève un héritage ambigu entre les deux penseurs. De quelque manière qu’on se représente la transition de la justice relative à la justice absolue, qu’elle se soit faite en plusieurs fois ou tout d’un coup, il y a eu création. Pourquoi conserveriez-vous ce concept bâtard quand vous analysez le fait de conscience a son tour ? Pour ma part, m’inquiétant auprès d’un conseiller de Dominique Strauss- Kahn, je m’entendis répondre « il ne faut pas inquiéter la bourse. Tantôt, en effet, ce sont les images anciennes qui ne pour­ront plus être évoquées, tantôt c’est seulement le lien entre la perception et les mouvements concomitants habituels qui sera rompu, la perception provoquant des mouvements diffus comme si elle était nouvelle. Le flux du temps devient ici la réalité même, et, ce qu’on étudie, ce sont les choses qui s’écoulent. La formule rabâchée clôt tous les débats, tous les entretiens, toutes les messes radiophoniques et télévisuelles : les chronomètres sont ainsi, ils interdisent d’évoquer le monde alentour. Parallèlement, la Chine pourrait dupliquer l’exemple de Hong Kong, c’est-à-dire développer des marchés financiers en yuans, dans les pays avec lesquels elle entretient des relations commerciales étroites. Formulée dans une langue rigoureusement idéaliste, la thèse du parallélisme se résumerait donc dans cette proposition contradic­toire : la partie est le tout. Le non-civilisé est au contraire celui qui, dédaignant l’effort, a laissé la magie pénétrer jusque dans la zone de la science naissante, se superposer à elle, la masquer au point de nous faire croire à une mentalité originelle d’où toute vraie science serait absente. Le poste client, source de liquiditésForce est de constater que la Loi de Modernisation de l’Economie ne pallie pas ou peu les effets conjugués de la faible demande, de la baisse des marges, de l’accélération de la concurrence et du resserrement des conditions d’accès au crédit. Souvent on entend par raison la faculté de raisonner, c’est-à-dire d’enchaîner des jugements, de poser des principes et d’en tirer des conséquences. En outre, si le GIEC trouve un écho direct et logique dans les négociations qui se tiennent dans le cadre de la convention climat, l’IPBES ne trouve pas d’équivalent avec la convention sur la diversité biologique car la biodiversité est largement placée sous juridiction nationale. Loin de prendre la pose héroïque du penseur, Jean-Thomas Trojani défend une conception de la philosophie qui n’est pas en situation de supériorité mais qui, au contraire, joue un rôle modeste mais, au final, plus solide à long terme : « Ce qu’à mes yeux le philosophe peut faire, c’est attirer l’attention des uns et des autres sur des malentendus et des sophismes qui encombrent nos débats publics et qui font que, surtout sur ces thèmes politiques, on a l’impression de tourner en rond… Mais il crée aussi, dans les choses, l’ « ordre » que notre induction, aidée de la déduction, retrouve. Ce qui se dit et ce qui se fait, ce qu’on dit et ce qu’on fait soi-même, semble « inévitable ». Quant aux groupes révolutionnaires qui subsistent, ils pratiquent une religion laïque qui est un exutoire plus qu’une consolation. Non-seulement l’application des idées fondamentales des mathématiques à l’interprétation scientifique de la nature nous montre qu’elles ne sont pas des créations artificielles de l’esprit, mais il est à remarquer que plusieurs de ces idées, malgré leur haut degré de généralité et d’abstraction, ne sont que des formes particulières, et en quelque sorte des espèces concrètes d’idées encore plus abstraites et plus générales, auxquelles nous pourrions nous élever par d’autres voies que celles de l’abstraction mathématique, et par la contemplation d’autres phénomènes que ceux auxquels le calcul et La fiscalité est un instrument à manier avec précaution.