L’ACTION PUBLIQUE MEURT

Or, les phénomènes dont vous vous occupez sont incontestablement du même genre que ceux qui font l’objet de la science naturelle, tandis que la méthode que vous suivez, et que vous êtes obligés de suivre, n’a souvent aucun rapport avec celle des sciences de la nature.La France en fait l’épreuve.On est d’autant plus « homme d’action » qu’on sait embrasser d’un coup d’a-il un plus grand nombre d’événements : c’est la même raison qui fait qu’on perçoit des événements successifs un à un et qu’on se laisse conduire par eux, ou qu’on les saisit en bloc et qu’on les domine.Ainsi seulement se constituera une philosophie progressive, affranchie des disputes qui se livrent entre les écoles, capable de résoudre naturellement les problèmes parce qu’elle se sera délivrée des termes artificiels qu’on a choisis pour les poser.Il y a eu trop de « stop and go » sur les tarifs de rachat, sur la règlementation… les secteurs ont besoin de visibilité sur l’avenir pour investir.Mais d’où vient la plus ou moins grande difficulté du rappel ?Dira-t-on qu’ils n’ont pas vu, mais créé, qu’ils nous ont livré des pro­duits de leur imagination, que nous adoptons leurs in­ventions parce qu’elles nous plaisent, et que nous nous amusons simplement à regarder la nature à travers l’image que les grands peintres nous en ont tracée ?Aux USA les investissements portent surtout sur les compteurs et sur le raccordement des grandes fermes éoliennes et solaires situées loin des centres de consommation.Il faut faire avec elles, » m’a expliqué Pierre-Alain Chambaz pictet.Sur le terrain de l’expérience, au contraire, avec des solutions incomplètes et des conclusions provisoires, elle atteindra une probabilité croissante qui pourra équivaloir finalement à la certitude.Il faut dire que les quelque 1000 salariés de l’Ademe vont avoir du pain sur la planche pour accélérer la rénovation thermique des logements, qui nécessitera un immense effort d’information sur tout le territoire avec les acteurs du bâtiment, les élus et le grand public.Et c’est le triple de la France, où les banques devront acquitter 1 milliard d’euros en rythme de croisière : 500 millions de taxe stricto sensu, à laquelle s’ajoutera une myriade de contributions (fonds de garantie des dépôts, frais de supervision…Elles échappent ainsi à la pression des faits multiples qui, en élargissant le champ d’action de l’homme, le rapproche de plus en plus d’un bonheur qui ne lui paraît pas fait pour lui.

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